Le muralisme mexicain (1974)
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Le muralisme mexicain / 2 parties – STYLES – (1974, RTB, 45′)

(Images d’archives SONUMA)

 

« En 1971, invitée à Mexico City à l’inauguration de son Polyforum, j’avais eu un excellent contact avec Siqueiros, dernier survivant du « muralisme » mexicain, moment fascinant dans l’histoire de la peinture du XXe siècle. Je suis donc retourné à Mexico où j’ai réalisé deux films. Le premier, que j’ai revu après quarante ans, consacré à Siqueiros, vibre encore par la parole de cet artiste retentissant. Il a une connaissance parfaite du français auquel il donne la force et la vigueur de l’espagnol. Le deuxième film célèbre les talents fort différents mais aussi importants de ses collègues Rivera et Orozco. Mais j’ai le regret d’être arrivé trop tard pour les montrer à l’œuvre. Ce qui n’est pas banal, lorsqu’on abandonne la toile et le chevalet pour la façade de monuments historiques. »

Jean Antoine

 

« Un document exceptionnel. Deux ans avant sa mort, Jean Antoine non seulement interviewe Siqueiros dans son atelier, mais il le met en situation et en paroles dans les sites aztèques et devant ses gigantesques fresques dont la plus célèbre est le Polyforum, travail de 8 500 m2 qui a demandé six ans de travail et quatre-vingt-dix collaborateurs. Siqueiros, artiste révolutionnaire et communiste, a accompagné toutes les révoltes contre les dictateurs cruels et brutaux depuis l’âge de quatorze ans, en 1910, alors qu’il sortait de la bonne bourgeoisie et avait fait ses études en français chez les frères maristes. Il parle du préhispanisme où l’on construisait vers et pour l’extérieur qu’il oppose aux églises baroques fermées sur la concavité ; de sa conception de la peinture, immense livre d’histoire mis au service du peuple qu’il met bien au-dessus des « petites tableaux de chevalet ». Peintre militant, inspiré et lyrique, il est bien le témoin d’un marxisme inconditionnel qui le fait défendre Staline et la révolution culturelle chinoise dans un discours brillant et idéologique. »

Jacqueline Aubenas

 


Réalisation et texte : Jean Antoine
Images : Jean Roch
Son : Jacques Urbain
Illustration musicale : Jean-Claude Delcroix
Montage : Ludo Verbrugen
Production : Philippe Dasnoy

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