Pierre Alechinsky (1977)
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Pierre Alechinsky – STYLES – (1977, RTB, 50′)

(Images d’archives SONUMA)

 

« Formé à l’Ecole nationale d’Architecture et des Arts visuels de La Cambre de Bruxelles, à l’époque où la figuration souffrait d’un discrédit impitoyable, Alechinsky ne pouvait être qu’abstrait. Encore que je croyais voir parfois, dans ses premières toiles, des plats de macaronis. Il tâtonnait, bien évidemment, mais son beau petit film sur un calligraphe japonais et la violence du travail du Danois Asger Jorn le dotèrent d’une intelligente rigueur. À Paris, rue Vieille-du-Temple, dans le fameux atelier lithographique de Peter Bramsen où les vrais grands artistes du XXe siècle ont créé des merveilles, j’eus la révélation de son talent exceptionnel. Le moindre trait qu’il peignait avec son petit pinceau sur la pierre calcaire avait sa raison d’être, prenait sa place comme sur un ordre donné par la main. C’est ainsi que j’entrai dans son univers, dont j’ai eu la joie de découvrir tous les aspects au long de nos deux vies. Pour nous raconter le monde qu’il entrevoyait avec son humour décapant, il utilisait un abstrait très particulier qui embellit un réalisme fugitif. Des couleurs souvent surprenantes renforçaient ou apprivoisaient ses énigmes. Un style unique qui le distingua de tous ses contemporains. »

Jean Antoine

 

« Un document exceptionnel qui permet de voir Alechinsky d’abord à Paris dans l’atelier d’imprimerie de Peter Bramsen où il travaille sur les pierres lithographiques, parle de l’encre, de la rigueur et du savoir-faire de ce métier. Les machines cliquettent, Alechinsky réfléchit son travail comme il abordera le thème de la solitude du peintre dans son atelier de Bougival et la stimulation que lui donne la rencontre annuelle à New York de son ami Wallace Ting, peintre lui aussi… Une conversation souvent méditation/monologue où Alechinsky dévoile et partage ce qu’il sait de l’inspiration, du geste, du doute, de l’appréhension et de l’exaltation de la création. Une sincérité d’autoportrait. »

Jacqueline Aubenas

 


Réalisation et interview : Jean Antoine
Images : Maurice Raymackers
Son : Jacques Mollet, Albert Rupf
Montage : Ludo Verbrugen
Production : Philippe Dasnoy

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